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Traitement pour la maladie de Crohn

Malgré les causes qui restent inconnues de la maladie de Crohn, les traitements mis au point sont toutefois efficaces et la médecine a fait de nombreux progrès à ce sujet.

Il existe des schémas à respecter pour chaque maladie. Mais pour chacune de ces pathologies, comme pour la maladie de Crohn, ce schéma n’a d’utilité que s’il est approprié et adapté à chaque patient. Cela signifie que parmi les personnes atteintes de la maladie de Crohn, toutes n’auront peut-être pas les mêmes médicaments ou alors à doses différentes.

Il y a d’une part les médicaments qui vont traiter les symptômes et d’autre part les traitements curatifs qui auront pour effet de lutter contre la maladie elle-même, puis enfin la chirurgie.

Traitement des symptômes :

traitement cholestyramine

Les antispasmodiques aident à lutter contre les douleurs abdominales qu’elles soient nerveuses, musculaires ou les deux. En cas de transit accéléré, qui provoque les diarrhées, il existe des traitements qui agissent sur le ralentissement du transit. Si la diarrhée provient d’un défaut d’absorption des acides biliaires, un traitement au cholestyramine s’avère indispensable.

A noter que la fatigue, la perte de poids et le manque d’appétit provoqués par les diarrhées, les douleurs et la maladie, peuvent révéler des carences en vitamines et en fer. Afin d’éviter ces carences et de ne pas affaiblir l’état général du corps, il est indispensable de suivre une cure de vitamines.

Traitement curatif :

Le traitement curatif permet de cicatriser les ulcérations des intestins (rectum ou côlon) qui provoquent les émissions de glaires, de pus ou de sang par les voies anales.

Les anti-inflammatoires locaux à base d’amino-salicylate dite molécule 5, ou 5-ASA, sont déterminants face à la maladie de Crohn. Si l’on remonte quelques années en arrière, la molécule était mélangée à une autre qui s’avérait néfaste pour certaines catégories de patients fragiles et sujets aux effets indésirables.

Les traitements ont évolué, il existe aujourd’hui de nouvelles façons d’associer le 5-ASA avec une autre molécule. Cette évolution a rendu opérants des traitements locaux par lavements (suspension rectale) pour les rectocolites et en suppositoires si les lésions sont situées au niveau du rectum.

Les corticoïdes sont les traitements les plus actifs contre les poussées les plus impressionnantes de la maladie, sous forme de comprimés, d’ampoules ou de suppositoires, même si ces traitements ont toutefois des effets indésirables qu’il ne faut pas négliger. Leurs effets sur l’organisme sont remarqués de diverses manières car il est surtout difficile de se priver de leurs effets bénéfiques contre la maladie. La portée des corticoïdes est très rapide sur l’organisme du patient, car ils permettent de réguler les douleurs et également l’appétit. C’est la raison essentielle, qui malgré les effets indésirables, incite les patients à prendre le risque de développer d’autres symptômes dans le but d’en voir disparaitre d’autres plus gênants. Parce qu’ils entrainent des disfonctionnement sur les reins, les corticoïdes ne peuvent être pris que sur une courte durée. Dans le cas où leur prises doit être prolongée, des mesures préventives seront à considérer.

Des immuno-modulateurs existent pour les personnes allergiques aux corticoïdes ou insensibles à leurs actions, ce qui évite de passer directement par l’acte chirurgical.

Des anticorps que le corps fabrique lui-même pour éliminer tout corps étranger à l’organisme, sont également présents et indispensables. Selon la capacité de défense de l’organisme, cela peut entraîner, favoriser ou supprimer les inflammations dans le cas de la maladie de Crohn. Les macrophages qui mangent les particules et les lymphocytes qui laissent des toxines sur leurs passages pour les éliminer, s’attaquent à la TNF (Tumor necrosis factor) qui favorise le maintien de l’inflammation. Il a donc été mis au point un anti-TNF alpha qui réduit l’apparition de nouvelles poussées et les symptômes. Il en existe sous différents aspects : par intraveineuse (prise en charge à l’hôpital) ou sous-cutanée qui peuvent se faire à domicile.

Les antibiotiques eux, sont utilisés afin d’agir et de réduire les lésions ano-périnéales de la maladie de Crohn.

Chirurgie :

Les occlusions intestinales sont les causes les plus fréquentes qui entrainent les actes chirurgicaux. Généralement faite en urgence, la chirurgie permet de redonner de la continuité à l’appareil digestif en éliminant le bouchon et en retirant la partie d’organe malade.

Dans d’autres cas, lorsque les traitements n’agissent pas sur la maladie et que les symptômes perdurent, il est presque nécessaire d’envisager une hospitalisation en vue d’une intervention chirurgicale.

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